LE CID EN 4e B
L'album place le lecteur en observateur des comportements des élèves face à un texte littéraire que leur soumet leur professeur de français. Ils expriment l'ennui d'avoir à se pencher sur le texte puis, peu à peu, grâce au travail pédagogique, ils lui prêtent un peu d'attention. Les thèmes éternels qu'évoque la pièce ne sont pas sans écho, sans analogie avec leur propre vision du monde et cela suscite leur intérêt, ils finissent par s'en emparer, ce qui leur apparaissait abscons s'éclaircit au fil de l'étude de chaque vers ou tirade. Il règne une sacrée ambiance dans cette classe, et on imagine mal que ce foutoir finisse par sortit un peu de lumière et pourtant ! Ils enrichissent leur vocabulaire, ils prennent goût à la chose littéraire, le désintérêt a laissé place à une étincelle de curiosité. La gouaille argotique des élèves, les interventions "off" du professeur (belle idée que de ne jamais dessiner le professeur, elles toujours hors-champ mais ses prises de paroles suffisent à la rendre très présente !à, participent à rendre vivant et caprtivant cette photographie sociale d'une classe dans l'appréhension d'un texte. On pense nécessairement à L'Esquive même si les élèves sont beaucoup plus jeunes et n'interprètent , n'incarnent pas la pièce de Corneille. Le dessin tout en rondeur avec un beau travail sur les couleurs apparaît avoir une parenté avec les graphismes de Catherine Meurisse et Florence Cestac.
Auteur : Véropée